J'aimerais tant pouvoir profiter de la vie, j'aimerais m'adonner à de quelconques revasseries qui me permettraient de fuire ce monde, qui me permettraient de voir combien la vie peut être intéressante...
J'aimerais pouvoir courir dans un champs jusqu'à en être extenuée et qu'une fois que j'aurais la capacité de me relever ne voire aucun centimètre carré de béton à des kilomètres à la ronde.
Suis-je entrain de rêver d'un paradis?
Pas tellement... Peut-être, non. Certainement suis-je entrain de rêver d'un monde où les guerres n'auraient pas lieu, où des mines ne seraient pas posées dans le sol, où des bombes n'auraient pas détruit le paysage, les milliers d'arbres qui étaient à la place de millions de décombres qui sont désormais présents.
Ils sont présents... Ils ne le sont pas uniquement au niveau matériel. Cette guerre... Quels en sont les enjeux? Des larmes? De la sueur? Du sang? L'argent? Pourquoi les hommes s'entretuent-ils? Pourquoi sont-ils obligés d'impliquer des personnes qui ne désirent pas entrer dans leurs conflits qui me paraissent si futiles?
L'homme est pitoyable.
Il ne mérite pas la vie, il se donne même le droit de juger si une vie est plus importante qu'une autre et quelle vie représente une gêne pour l'humanité.
L'espoir s'est éteint.
Ces jardins si verdoyants que j'imagine ne pourront plus réapparaître.Je n'ai plus d'espoir.
Est-il possible d'en donner, à des personnes qui ont perdu ce et ceux qui leur étaient si chers?
Je n'ai plus de foyer, je n'ai plus de famille, ni d'amis, je n'ai plus rien, juste mon corps faible qui reste le support fragile de mon âme qui n'est pas en meilleur état. Mes désirs, mes rêves ne sont plus... Pourquoi suis-je encore en vie? Que me reste-t-il à accomplir?
Je marche, je suis épuisée, je tente désespérement de continuer mon chemin sur ces terres arides et dessechées. Au loin, c'est le vide et je suis sûre que qu'en j'apercevrais quelque chose, un immeuble me tendra la main.